Rechercher dans ce blog

samedi 13 juillet 2013

Dernières paroles

Cette semaine, j’ai lu et relu les dernières paroles de l’apôtre Paul, préservées dans la dernière épître qu’il a envoyée à Timothée.

L’Église pour laquelle Paul a donné sa vie est menacée de l’extérieur et de l’intérieur. Il est là, en prison, dans l’attente de sa décapitation sous Néron. La persécution de l’État est venue s’ajouter à la persécution des juifs et des païens qui s’opposent à sa prédication. De plus, dans l’Église, il y a des personnes qui dévient d’une prédication chrétienne des Écritures pour s’occuper de questions futiles et inutiles. Ils perdent de vue l’Évangile -- et si l’Évangile se perd, tout est perdu.

Et donc, Paul écrit cette lettre pour encourager l’un des membres de son équipe missionnaire à persévérer dans la proclamation de l’Évangile, malgré toute l’opposition qu’il pourrait affronter.

Paul parle de l’Évangile comme étant un trésor qui lui a été confié et qu’il a fidèlement préservé et transmis. Il exhorte Timothée à préserver ce dépôt et à le prêcher à son tour, et à corriger tous ceux qui l’ont mis de côté pour les ramener à une lecture chrétienne des Écritures.

Paul sait que la seule arme contre la persécution et les faux enseignements est la proclamation continuelle et complète du vrai message de Jésus. Il sait aussi qu’il faut mobiliser tous les chrétiens possibles à vivre et à transmettre ce message à leur tour, d’une personne à l’autre, d’une génération à l’autre.

Il dit donc à Timothée qu’il ne faut jamais, jamais, jamais abandonner la tâche, et que l’Esprit qui l’habite lui donnera toute la force, tout l’amour et toute la sagesse qu’il lui faut pour accomplir cette tâche dangereuse et exigeante.

Cette foi a été fidèlement transmise par Timothée et par des milliers d’autres chrétiens qui sont allés jusqu’à la mort pour Jésus, de génération en génération, jusqu’à aujourd’hui.

Et maintenant, c’est à notre tour.

En lisant cette épître cette semaine, je me suis posé la question suivante :

« Vais-je accueillir comme un trésor ce dépôt qui m’a été confié? Vais-je me consacrer à comprendre l’Évangile, à vivre selon l’Évangile et à transmettre l’Évangile fidèlement, jusqu’à ma mort? Y a-t-il des obstacles à cette transmission fidèle dans ma vie? »

Je me rends compte à quel point Jésus veut approfondir mon amour, ma passion, ma persévérance, ma vision...

Je me rends compte de l’importance de transmettre à tout prix ce dépôt à autant de gens que possible, pour qu’ils puissent le transmettre à leur tour...

Et donc, je demande à Jésus de me montrer les obstacles à ma fidélité à cette tâche... et de me donner la force, la sagesse et l’amour nécessaires pour les surmonter. Cela me fait un peu peur... mais cela m’excite aussi.

Le défi que Paul a lancé à Timothée est mon défi; il est notre défi à tous :

« Toi donc, mon enfant, puise tes forces dans la grâce qui nous est accordée dans l’union avec Jésus-Christ. Et l’enseignement que tu as reçu de moi et que de nombreux témoins ont confirmé, transmets-le à des personnes dignes de confiance qui seront capables à leur tour d’en instruire d’autres (2 Timothée 2.1-2). »

Je veux relever ce défi fidèlement, avec mes frères et sœurs, jusqu’à la fin. Et vous?

mercredi 5 juin 2013

Premier amour

Samedi, j'ai assisté à un très beau mariage : les mariés rayonnaient de joie et d'amour. Comme c'était beau à voir! Nous en étions tout émus!

Le premier amour... qui ne voit que la beauté de l'autre, ses attraits, ses qualités.
Le premier amour... où chaque instant passé ensemble devient un moment à chérir.
Le premier amour... où l'attention est fixé sur l'autre, dans le désir de le combler d'attentions.

Le premier amour...

Mais tranquillement, au fil des ans, nous pouvons commencer à nous tenir pour acquis, à mettre moins d'efforts à approfondir notre relation... et tranquillement, tranquillement, l'écart se fait.

Notre défi, en tant que couples, est de revenir continuellement à notre premier amour. Pour que notre couple s'épanouisse, nous devons choisir de ranimer continuellement cette flamme qui nous unit.

C'est un peu comme ça dans notre relation avec Jésus.

Je me rappelle la joie ardente qui a suivi ma décision de lui ouvrir tout grand mon coeur : une joie indescriptible, une légèreté de l'être inconcevable! C'était le premier amour!

Mais souvent, au fil des ans, mon amour s'est refroidi : la crainte de sa volonté, le manque de temps dans sa présence, les attraits de ce monde et le refus d'abandonner un péché ou un autre m'ont tous incité à un moment ou l'autre à m'éloigner de celui qui m'aime plus que tout, alors qu'il persistait à déverser sur moi tout son amour.

Mais Jésus ne m'a jamais abandonnée ou quittée, malgré toute mon infidélité. Au contraire, il m'appelait continuellement à revenir de nouveau vers lui de tout mon coeur, à me confier de nouveau à sa douce direction, à puiser en lui toutes les ressources infinies qu'il me donne.

Je me vois souvent comme une Cendrillon qui arrive en guenilles devant ce roi qui l'accueille et fait d'elle une co-héritière, une princesse. De pauvre qu'elle était, elle est maintenant riche de toutes les richesses du royaume. Son roi lui a tout donné!

C'est ainsi que je me suis présentée à Jésus, il y a si longtemps... pauvre, démunie. Et il m'a revêtue de vêtements royaux, il m'a accueillie comme co-héritière, comme princesse, pour ensuite me combler de tout ce qu'il me faut pour la vie et la sainteté. Et chaque fois que je m'éloigne de lui pour retourner à cette pauvreté de jadis, il me rappelle qu'il est là qui attend fidèlement pour m'accueillir de nouveau, les bras grand ouverts.

C'est ça, pour moi, l'Évangile : Dieu qui persiste dans son amour, qui pardonne tout, qui supporte tout, qui espère tout... continuellement (1 Corinthiens 13).

Ce matin, je réfléchis au fait que Jésus m'invite à demeurer en lui, à demeurer dans son amour... à demeurer consciente de sa présence et de son amour tout au long de la journée et de répondre à son amour en l'accueillant sans réserve pour le servir avec joie (Jean 15).

C'est un privilège inimaginable que j'ai tendance à tenir pour acquis...

Seigneur, fais que je revienne rapidement à mon premier amour chaque fois que je m'écarte de toi...





lundi 3 juin 2013

En panne

Hier, à environ 30 minutes de chez nous, le moteur de l'auto que je conduisais s'est surchauffé, et l'auto a commencé à sonner une cloche pour m'aviser qu'il était temps d'arrêter. Je me trouvais alors sur une route de campagne... et à quelques mètres se trouvait une serre, avec un téléphone. J'ai laissé un message sur le cellulaire de mon mari pour lui dire que je ne pourrais me rendre au culte dominical parce que l'auto était en panne et que j'attendrais dans l'auto jusqu'à ce qu'il puisse venir me prendre. Il avait invité deux personnes à se joindre à lui pour le culte, et je lui ai donc dit d'attendre la fin du culte pour venir me secourir.

Qu'allais-je faire dans ces deux ou trois heures d'attente?

J'ai tout simplement décidé de commencer à lire les Psaumes, pour voir jusqu'où je me rendrais avant son arrivée...

Tranquillement, j'ai lu et médité un psaume après l'autre, en louant Dieu et en priant pour ma famille, mes collègues de travail, mes amis.

Trois heures de lecture et de prière... Quelle grâce! Le dernier psaume que j'ai médité était le Psaume 31. Ces versets ont capté mon attention pendant de longs moments :

« Ô Éternel, en toi j'ai un refuge :
épargne-moi toujours de connaître la honte!
Délivre-moi dans ta justice,
incline vers moi ton oreille!
Viens vite! Viens me délivrer!
Sois pour moi un rocher entouré de murailles, une solide forteresse
où je trouverai le salut!
Oui, tu es pour moi un rocher, et une forteresse:
à cause de ce que tu es, toi, tu me guideras et tu me conduiras.
Du piège que l'on m'a tendu tu me feras sortir,
puisque tu es ma forteresse.
Je remets mon esprit entre tes mains,
tu m'as libéré, Éternel, toi, le Dieu véritable. »

Je remets mon esprit entre tes mains... la prière de Jésus sur la croix m'est venue à l'esprit. Jésus, qui cite le Psaume 22 : « Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné? » pour ensuite citer le Psaume 31, vers la toute fin de sa vie...

Dans les moments les plus pénibles de sa vie sur terre, Jésus a cité et probablement médité les psaumes!
Ce livre de prières écrites par ses ancêtres, sous l'inspiration de l'Esprit, ont été d'un soutien et d'un confort indescriptibles à notre Sauveur en ses moments de souffrance.

Et tout au long de l'histoire, ce livre de prières a servi à guider son peuple : dans la joie et la tristesse, la maladie et la santé, la paix et la guerre, le bien et le mal... Nous y trouvons un soutien constant, peu importe notre situation.

Ces psaumes m'ont aidé si souvent au fil des ans! Et vous?

Trois heures en panne... trois heures à me réjouir en Dieu et à réfléchir à sa provision... incluant sa provision de paroles consolatrices et fortifiantes pour son Fils, sur la croix...


jeudi 16 mai 2013

Prier sans cesse

Priez sans cesse, nous dit l'apôtre Paul... (I Thessaloniciens 5.17)

Qu'est-ce que la prière pour vous?

Pour moi, prier, c'est venir devant le trône de Dieu : c'est m'asseoir aux pieds du Roi, Jésus.

C'est l'écouter, lui parler, le chercher, le contempler, me réjouir en lui.

C'est un lieu de pardon, de provision, de fortification, d'encouragement, de direction, de sagesse, d'amour infini...

C'est revenir au bercail...

C'est un avant-goût du ciel, la rencontre d'âmes soeur, un privilège sans égal.

La Bonne Nouvelle annoncée par Jésus est que Dieu peut être plus proche qu'un frère ou une soeur...

Jésus, en nous réconciliant avec le Père, en nous purifiant de toute iniquité, a rendu cela possible pour nous de devenir le temple de Dieu, d'accueillir en nous son Esprit... Cette union de notre vie à la sienne fait de nous de nouvelles créatures, des enfants de Dieu.

Mon défi, notre défi, est de vivre selon cette nouvelle vie, de vivre cette union avec Dieu, sans cesse... de marcher par l'Esprit, par la foi.

Je veux demeurer en lui de plus en plus... demeurer dans la prière de plus en plus... (Jean 15).

Car c'est dans la prière que je rencontre Dieu.


dimanche 5 mai 2013

Prééminent en tout

Je réfléchis un peu au leadership dernièrement...
C'est un peu à cause des annonces publicitaires de deux partis politiques fédéraux, un peu à cause des troubles au Moyen-Orient, un peu à cause du terrorisme ici et ailleurs, un peu à cause de la crise économique en Europe, un peu à cause du réchauffement planétaire...

Disons que sur terre, nous découvrons constamment les limites du leadership humain, peu importe le système politique épousé...

Le problème avec la démocratie, c'est qu'elle est limitée par la sagesse du peuple.
Le problème avec l'autocratie, c'est qu'elle est limitée par la sagesse de l'élite.
Le problème avec la dictature, c'est qu'elle est limitée par la sagesse du dictateur.
Le problème avec l'anarchie, c'est que chacun est sage à ses propres yeux... sans être sage...

Nos systèmes politiques sont tous imparfaits, parce que nous sommes tous imparfaits...

Notre âme a soif d'un leader parfait, bon, sage, puissant, juste, miséricordieux, humble, doux, patient, persévérant, discernant... qui sera porteur de paix.
Notre âme a soif d'un peuple parfait, bon, sage, juste, miséricordieux, humble, doux, patient, discernant... qui vivra dans la paix.

C'est ce qu'il nous faut : un Prince de la Paix, un règne de Paix.

Ce matin, je relis Colossiens 1, où Paul parle du dirigeant parfait : Jésus.

Jésus, en tant que Dieu éternel, est la source de la création temporelle. Tout a été créé par lui et pour lui.
Jésus, en tant qu'homme-Dieu ayant vécu dans le temps, est le premier-né d'entre les morts, la source de la nouvelle création éternelle et parfaite.

Jésus est donc la source de tout. 
Il est donc prééminent en tout. 
Tout a été créé par lui et pour lui. 
Tout est recréé par lui et pour lui.
Il vient faire la paix.

Il y a deux obstacles à la paix en ce monde : l'imperfection des peuples, et l'imperfection des leaders.

En Jésus-Christ, ces deux obstacles sont à tout jamais balayés : son règne est un règne parfait. Son royaume est un royaume parfait.

Nous ne vivons ce règne qu'imparfaitement en ce monde, parce que nous ne sommes pas encore tout ce que nous serons dans l'éternité. Notre délivrance du mal n'est pas encore pleinement réalisée, bien que la nouvelle création a commencé dès la résurrection de Jésus d'entre les morts.

Je suis déjà une nouvelle créature, mais ma recréation ne sera pleinement réalisée qu'à ma résurrection...

Lorsque mon coeur s'attriste de voir les règnes imparfaits en ce monde, je me rappelle qu'un meilleur monde s'en vient pour tous ceux qui accueillent le Royaume de Dieu, rendu possible par Jésus-Christ.

Comme j'ai hâte à ce règne!
Maranatha! Viens, Seigneur Jésus!