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mardi 23 octobre 2012

La joie et l'allégresse

photo : R. Montgomery
Un cantique de David dédié au *chef de chœur,
à chanter avec accompagnement 
de hautbois et de harpes

Je veux te glorifier, ô Éternel, de tout mon cœur,
je veux raconter tes merveilles.
Par toi, j'exulte d'allégresse,
je te célèbre par des chants,
ô Dieu très-haut. 
Psaume 9.1-3


Dieu est un Dieu de joie, qui nous remplit de sa joie lorsque nous marchons avec lui. Il nous invite à chanter ses louanges, à jouer du hautbois, de la harpe, du piano, de la guitare... du kazoo. 

La musique est possible, parce qu'il l'a rendue possible. C'est un don merveilleux de sa main.

Vivre dans la présence de Dieu, c'est vivre dans la joie. Marcher par son Esprit, c'est nous encourager mutuellement par le chant de psaumes, d'hymnes et de cantiques inspirés par l'Esprit, c'est louer le Seigneur de tout notre cœur par nos chants et nos psaumes, en le remerciant à tout moment et pour toutes choses (Éphésiens 5.18-20).

Dieu m'invite à lui rendre grâces, à le glorifier, à raconter ses merveilles, pour que je ne perde jamais de vue la beauté de la vie qu'il me donne.

Dieu veut remplir ma vie d'allégresse, il veut remplir ma vie de musique!

En ce jour 6 de mon aventure, j'apprends que vivre dans la présence de Dieu, c'est le célébrer continuellement, de tout mon coeur!

C'est facile à faire, car tout autour de moi s'écrie : « Gloire!»

lundi 22 octobre 2012

Vérité et mensonges


Éternel, conduis-moi, toi qui es juste, car j'ai des ennemis.

Aplanis le sentier que tu veux que j'emprunte.
Dans leurs propos, tout est malice,
et ils ne pensent qu'à détruire.
Dès qu'ils se mettent à parler, on dirait un tombeau qui s'ouvre;
leur langue se fait enjôleuse. (Psaume 5.9-10)
Ce week-end, j'ai regardé le film 5 de la série Harry Potter avec deux de mes filles. Connaissez-vous l'histoire? Voldemort est de retour. Mais le ministère renie ces faits et traite Harry et ses amis de menteurs aux intentions douteuses. En niant l'existence de l'ennemi, ces dirigeants nient du même coup le besoin d'enseigner aux élèves comment se protéger de cette menace funeste. Harry et ses amis deviennent l'objet d'une campagne de persécution et de mensonges. Cela nous enrage, car nous connaissons la vérité : la menace est réelle, et le mensonge tue.

Dieu a un ennemi. 
Jésus a un ennemi. 
Nous avons tous un ennemi mortel. 

Il porte plusieurs noms : l'adversaire, le serpent, l'ennemi, le voleur, le dragon, le diable, le prince de ce monde, le destructeur, l'accusateur des frères...

Son oeuvre avance plus facilement lorsque nous nions son existence. Ce n'est que lorsque nous sommes conscients de ses stratagèmes que nous pouvons apprendre à  nous défendre. 

Son arme est le mensonge : il ment constamment. Son but est de nous aveugler à la beauté de Jésus. Il veut continuellement nous faire douter de l'amour, de la bonté, de la miséricorde, de la sagesse, de la bienveillance, de la douceur, de la fidélité et de la grandeur de Dieu.

Dans mon cas, le mensonge qu'il aime m'envoyer le plus est : « Tu ne peux pas... »
Tu ne peux pas pardonner à cette personne, tu ne peux pas aimer cette personne, tu ne peux pas accomplir cette tâche, tu ne peux pas parler à tes amis et tes voisins de Christ, tu ne peux pas... tu n'es pas capable...

Pour d'autres, le mensonge se dit autrement : « Dieu ne peut pas... »
Dieu ne peut pas t'accueillir, Dieu ne peut pas te pardonner, Dieu ne peut pas te guider, Dieu ne peut pas t'aimer, Dieu ne peut pas trouver en toi sa joie... Dieu ne peut pas... Dieu n'est pas capable...

Pour d'autres encore, le mensonge est plutôt : « Dieu ne veut pas...  »
Dieu ne veut pas ton bien, Dieu ne veut pas ton bonheur, Dieu ne veut pas te donner une vie abondante... Dieu ne t'aime pas... Il ne veut pas...

Tous ses mensonges ont un seul et unique but : semer le trouble entre nous et Dieu; entre nous et les autres. L'adversaire veut nous rendre impuissants en nous séparant de Dieu et en nous laissant seuls, isolés.

J'ai un ennemi de l'âme. Il existe, et j'ai donc besoin d'apprendre à me défendre de lui. J'ai besoin d'utiliser toutes les armes spirituelles à ma disposition pour l'empêcher d'envahir mes pensées et pour chasser ses mensonges loin de moi.

Il n'y a qu'une façon de combattre ses mensonges : me fier à la vérité.

Dieu me donne tout ce qu'il me faut pour vaincre mon ennemi, mais c'est à moi de prendre le temps de me pratiquer à utiliser ces armes : les merveilleuses promesses de Dieu et la prière pour tous les saints  et pour la mission (Éphésiens 6.10-20). Je ne dois pas combattre seul. J'ai besoin de faire partie d'une armée solidaire et solide. Nous avons tous besoin les uns des autres : nous avons à apprendre à combattre ensemble, à souffrir ensemble, à nous tenir ensemble pour la vérité.

En ce jour 5 de mon aventure, je découvre que pour vivre dans la présence de Dieu, je dois apprendre à me  protéger de mon adversaire. Je dois me pratiquer à reconnaître ses mensonges et à me fier à la Vérité, telle que révélée par Dieu dans sa Parole. Je dois faire partie d'une armée qui prie ensemble les uns pour les autres et qui proclame hardiment la Vérité, coûte que coûte. Il y aura de l'opposition et de la persécution, mais peu importe. Il faut persister, car ce n'est qu'en proclamant la Vérité que nous débusquerons le mensonge et libérerons le peuple qui vit sous cette menace insoupçonnée.

dimanche 21 octobre 2012

J'ai soif de Dieu, du Dieu vivant

http://www.biblelieux.com/hauteurs_du_golan.htm
Comme un cerf qui soupire après l'eau des ruisseaux, de même je soupire après toi, ô mon Dieu. J'ai soif de Dieu, du Dieu vivant! Quand pourrai-je venir et me présenter devant Dieu?
Psaume 42.2-3
En ce jour 4, je lis le Psaume 42, une lamentation des fils de Corée. Ce psaume décrit la souffrance d'un juif qui se trouve loin, très loin du temple de Dieu, à l'extrémité nord de la Terre promise, dans les hauteurs de Golan.

Il souffre d'être si loin du lieu de la présence de Dieu... Tout en lui désire retourner à Jérusalem pour revivre ces merveilleux temps de joie, d'exultation et d'adoration avec le peuple de Dieu au temple.

Il est l'objet de ridicule...  Les gens qui le voient souffrir se moquent de lui en lui demandant :« Ton Dieu, où est-il donc? » 

Que, le jour, l'Éternel me montre son amour:
je passerai la nuit à chanter ses louanges
et j'adresserai ma prière au Dieu qui me fait vivre.
Car je veux dire à Dieu, lui qui est mon rocher:
«Pourquoi m'ignores-tu?
Pourquoi donc me faut-il vivre dans la tristesse,
pressé par l'ennemi?»
Mes membres sont meurtris, mes ennemis m'insultent,
sans cesse, ils me demandent: «Ton Dieu, où est-il donc?»
Pourquoi donc, ô mon âme, es-tu si abattue, et gémis-tu sur moi?
Mets ton espoir en Dieu! Je le louerai encore,
mon Sauveur et mon Dieu. Psaume 42.9-12

Lorsque tout va bien, lorsque la joie et la santé et la bénédiction nous entourent, n'est-ce pas facile de louer et d'adorer le Seigneur, qui nous fait vivre?

Mais lorsque nous souffrons, que ce soit dans notre corps, dans notre âme ou dans notre esprit, lorsque nous gémissons, abattus, où alors est notre Dieu? 

Lorsque Dieu tarde à exaucer nos prières, lorsqu'il permet une souffrance qui nous limite dans notre capacité à participer aux cultes du peuple de Dieu, lorsque notre âme et notre corps gémissent de douleur, où alors est notre Dieu?

Là, avec nous... son amour nous accompagne de jour, et ses louanges, dans la nuit...

Il est là, et il m'invite à lui dire tout ce que j'ai sur le coeur... Je peux partager avec lui mes gémissements et mes questions, mes désirs et mes aspirations, sachant que je peux mettre mon espoir en lui, mon Sauveur et mon Dieu, car il vient soulager ma soif, il vient me remplir de nouveau d'allégresse... 

Quelle liberté nous avons auprès de Dieu! Nous pouvons tout partager avec lui : nos peines et nos joies, nos questions et notre assurance. 

Dans la tristesse et dans la joie, Dieu est toujours avec moi.

Vivre dans la présence de Dieu, c'est me décharger sur lui de toute ma souffrance, de tous mes soucis... Vivre dans la présence de Dieu, c'est répandre mon âme devant lui, autant dans les meilleurs moments que dans les pires circonstances.

Du haut du mont Hermon, je pense à toi...


samedi 20 octobre 2012

Ce qui attriste Dieu


Ne laissez aucune parole blessante franchir vos lèvres, mais seulement des paroles empreintes de bonté. Qu'elles répondent à un besoin et aident les autres à grandir dans la foi. Ainsi elles feront du bien à ceux qui vous entendent. N'attristez pas le Saint-Esprit de Dieu car, par cet Esprit, Dieu vous a marqués de son sceau comme sa propriété pour le jour de la délivrance finale. Amertume, irritation, colère, éclats de voix, insultes: faites disparaître tout cela du milieu de vous, ainsi que toute forme de méchanceté. Soyez bons et compréhensifs les uns envers les autres. Pardonnez-vous réciproquement comme Dieu vous a pardonné en Christ. Éphésiens 4.29-32

Aujourd'hui, le jour 3 de cet aventure de 40 jours, je médite les paroles d'Éphésiens 4, chapitre qui m'invite à laisser Christ régner en moi, et qui donne une description détaillée de ce règne. 

C'est là un mystère profond, indescriptible dans sa beauté : Christ habite en moi, par son Esprit, pour faire, par sa puissance en moi, au-delà de tout ce que je peux penser ou même imaginer (Éphésiens 3.20-21).

Et j'avoue que la description de cette vie nouvelle en Éphésiens 4 m'épate par sa beauté. Voici quelques qualités  mentionnées dans ce chapitre que Christ peut manifester en moi et par moi :

l'humilité, l'amabilité, la patience, l'unité, la paix, l'espérance, la foi, l'obéissance, la maturité, le service, la coopération, la connaissance véritable de Dieu, la justice, la sainteté, la vérité, la maîtrise de soi, la diligence, l'honnêteté, la générosité, l'entraide, la bonté, la bienveillance, la douceur et la miséricorde.

Je veux ardemment que Dieu continue son oeuvre de transformation pour que ces qualités se manifestent de plus en plus en moi. Il s'agit là d'une description de beauté qui m'attire et m'encourage, car je sais que plus je marche avec Dieu, plus je demeure sensible à sa voix, plus je deviendrai conforme à Christ.

Mais Paul parle aussi en Éphésiens 4 du contraire -- des attitudes, paroles et actions qui attristent Dieu :

l'erreur, l'intelligence obscurcie, l'ignorance de la vie que Dieu donne, l'endurcissement de coeur, la perte de tout sens moral, l'inconduite, les vices, les désirs trompeurs, le mensonge, la colère non-résolue, le vol, les paroles blessantes, l'amertume, l'irritation, la colère, les éclats de voix, les insultes et toute forme de méchanceté.

Chaque semaine, je dois confesser l'une ou l'autre (ou plusieurs) de ces actes contraires à ma vraie nature, ma vie en Christ. Même après plus de 38 ans de vie chrétienne, ces manifestations de mon ancienne vie surgissent. 

Comme je suis contente de savoir que Jésus me pardonne tout cela, et qu'il continue de travailler en moi pour me libérer de ces attitudes néfastes, pour les remplacer par le fruit de son Esprit!

Vivre dans la présence de Dieu, ce n'est pas vivre une vie parfaite; c'est maintenir un coeur tendre envers Dieu. C'est m'attrister lorsque je commets le mal et me tourner humblement vers lui pour accueillir son pardon, et pour pardonner pleinement aux autres à mon tour.

Vivre dans la présence de Dieu, c'est me réjouir de tout ce qui est bien, et m'attrister de tout ce qui est mal. 

Vivre dans la présence de Dieu, c'est vouloir être comme Jésus.



vendredi 19 octobre 2012

Le visage caché de la lune


photo : Julie Montgomery
Saviez-vous que la lune a un côté sombre qui ne se présente jamais à nous?

Elle se cache...

Un peu comme moi. Je ne me révèle pas pleinement, même pas à moi-même!

Ce matin, le jour 2 de mon cheminement de 40 jours, j'ai reçu de LICC une invitation à pratiquer l'examen de conscience. Le verset du jour est celui-ci :

Qui connaît tous ses faux pas? Pardonne-moi les péchés dont je n'ai pas conscience.Garde aussi ton serviteur des pensées d'orgueil : qu'elles n'aient sur moi pas la moindre emprise! Alors je serai intègre, innocent de grandes fautes.Veuille agréer mes paroles, reçois favorablement ce qu'a médité mon cœur, ô Eternel, mon Rocher, mon Libérateur. Psaume 19.13-15

Qui connaît tous ses faux pas?

Certainement pas moi...

Mercredi, j'ai lu que Christ connaît les moindre sentiments et pensées de mon coeur. Rien n'est caché devant lui.

J'avais décidé qu'aujourd'hui, mon jour de congé, je prendrais quelques heures pour faire un examen de conscience approfondi. Et voilà que c'est le thème du jour! L'examen de conscience...

L'examen... un mot à faire peur!

Parfois, ça me fait peur de demander à Dieu de faire briller sa lumière dans les moindres recoins de mon être. Je ne veux pas toujours découvrir les secrets de mon âme...

Pourquoi alors le faire?

Pour me trouver libre...

Oui, Dieu est mon libérateur... il me révèle tous mes faux pas pour m'en libérer.

Ce n'est pas à moi d'essayer de discerner ce qui se passe dans ces petits coins sombres de mon être... Heureusement, car que puis-je voir dans la noirceur? J'aime bien la façon que LICC a expliqué le processus :
Nous demandons à Dieu de nous sonder, de nous montrer lorsque nous avons suivi sa voix et lorsque nous avons pris une mauvaise voie.
 Nous pouvons nous poser ces questions entre autres :
Qu’ai-je aimé le plus de cette journée ou de cette semaine?
Qu’ai-je trouvé le plus difficile?
Qu’est-ce qui m’a rempli d’entrain?
Qu’est-ce qui m’a vidé d’énergie?
Quand étais-je la plus consciente de la présence de Dieu?
Quand me suis-je sentie la plus connectée aux autres?
Comment ai-je démontré l’amour?
 
Nous pouvons poser ces questions à Dieu, en invitant l’Esprit à nous éclairer :

Quand ai-je fait comme tu voulais aujourd’hui, cette semaine?
Quand ai-je manifesté le fruit de ton Esprit?
Qu’aurais-tu aimé que je fasse différemment?
Qu’aimerais-tu que j’apprenne de cette journée ou de cette semaine 
[i]?


Cela me réjouit et me libère. Je me réjouis de toutes les façons que Christ a manifesté sa vie en moi et par moi cette semaine, et je me trouve libérée de tous mes manquements, en les confessant à Dieu, en accueillant son pardon et son amour et en l'invitant à me transformer et à me libérer de ces fautes cachées ou conscientes qui me dérobaient ma joie et ma paix...

Vivre dans la présence de Dieu, c'est me soumettre à l'éclairage de son Esprit pour qu'il puisse me libérer de toutes mes fautes cachées. 

Suis-je comme la lune, qui se cache dans les ténèbres, ou comme le soleil, qui se révèle au grand jour?




[i] [http://www.licc.org.uk/prayerworks/prayer-journeys/beingpresenttoourselvespractices/], traduction libre