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mardi 27 novembre 2012

Le regret


Hier, j'ai parlé à quelqu'un qui exprimait son désarroi du fait qu'il venait de faire quelque chose qu'il regrettait amèrement, quelque chose qui pourrait affecter son avenir.

Cela nous arrive à tous, n'est-ce pas? De regretter d'avoir fait quelque chose de mal?  N'avons-nous pas tous vécu des moments que nous aimerions bien effacer de notre passé? N'avons-nous pas tous dit, à un moment ou l'autre : « Mais pourquoi ai-je fais une chose pareille? »

Parfois, la personne la plus difficile à pardonner, c'est soi-même.
Parfois, se décevoir soi-même, c'est pire que tout.

Comment retrouver la joie et la paix quand on a fait quelque chose qu'on regrette amèrement?

Dans l'histoire de la passion de Jésus, nous voyons deux réponses différentes au regret : celle de Pierre et celle de Judas.

Judas, coupable d'avoir trahi Jésus, c'est puni lui-même. Il est devenu son propre bourreau, son propre juge. Et il est mort.

Pierre, coupable d'avoir renié son Seigneur, c'est remis entre les mains de Dieu. Il a laissé Dieu le juger, et il a découvert que Dieu pardonne tout et peut tout restaurer! Fort de cette grâce, Pierre a joué un rôle capital dans la naissance et l'expansion de l'Église; il est devenu un modèle de la foi.

Judas a goûté la mort parce qu'il s'est jugé soi-même; Pierre a goûté à la vie parce qu'il a accueilli la grâce de Dieu.

Chaque fois que nous faisons quelque chose que nous regrettons, nous avons un choix à faire : nous punir nous-mêmes, ou accueillir la grâce de Dieu.

Nous pouvons faire comme Judas, ou nous pouvons faire comme Pierre. 

Mais j'estime que nous serons beaucoup plus heureux si nous faisons comme Pierre, en accueillant le pardon et la restauration que Jésus nous offre si librement...

Pour découvrir ensuite ce qu'il peut faire de notre vie, malgré tout.

(Si vous aimeriez mieux comprendre la grâce et le pardon parfaits que Jésus nous offre, je vous invite à lire cette série d'articles, Culpabilité et pardon.)

lundi 26 novembre 2012

Un retour sur quarante jours



Je viens de terminer le parcours dans la prière proposé par LICC, Being Present (Vivre dans la présence de Dieu). Aujourd'hui, je fais le retour sur ce parcours de quarante jours, en notant ce que le Seigneur m'a appris.

Vivre dans la présence de Dieu :

C'est  me mettre à son écoute.

C'est me soumettre à l'éclairage de son Esprit pour qu'il me libère de toutes mes fautes cachées.

C'est me réjouir de tout ce qui est bien, et m'attrister de tout ce qui est mal. 

C'est me décharger sur lui de toute ma souffrance et de tous mes soucis.

C'est apprendre à me protéger de mon adversaire en me fiant à la Vérité.

C'est le célébrer continuellement, de tout mon coeur.

C'est vivre par la grâce.

C'est aimer comme il nous a aimés.

C'est faire silence devant lui, en l'invitant à graver sa loi sur mon coeur.

C'est voir mes valeurs transformées et chercher d'abord son Royaume et sa justice.

C'est vivre dans l'espérance sûre d'une vie éternelle dans sa présence.

C'est passer par toutes les souffrances de cette vie avec lui, forte de sa consolation et de son amour.

C'est accomplir les moindres tâches de la journée par sa puissance, par amour.

C'est vivre selon les rythmes du Berger qui me guide.

C'est me libérer de la crainte en obéissant à Dieu par la foi, peu importe les émotions du moment.

C'est fixer mes yeux sur Jésus, l'auteur et le finisseur de la foi.

C'est désirer vivre une vie sans reproche et inviter Dieu à me transformer.

C'est rechercher la vraie réconciliation.

C'est puiser ma vie continuellement en Christ, comme la branche puise sa vie dans le cep.

C'est vivre sous la protection et la direction d'un Berger fidèle.

C'est soutenir ceux qui sont sans soutien.

C'est lui confier continuellement tous mes besoins... et puis attendre.

C'est lui demander de m'indiquer clairement le rythme à adopter pour la journée.

C'est suivre Jésus comme modèle de la foi... jusqu'à la fin.

C'est vivre dans l'attente finale de la délivrance du mal.

C'est aller vers ceux qui souffrent en leur offrant la consolation que j'ai reçue de Christ.

C'est partir à la découverte de l'être le plus merveilleux possible.

C'est puiser en Dieu la force de lui obéir en tout temps, et surtout lorsque je suis faible.

C'est me reposer de plus en plus en Christ, la seule vraie source de vie.

C'est étendre sa grâce et son amour à tous ceux qui souffrent des effets du péché et du légalisme.

C'est reprendre courage quand l'avenir me fait peur, car rien ne peut me séparer de son amour.

C'est reconnaître qu'absolument tout est un don de sa main.

C'est le louer et me rappeler son oeuvre dans ma vie.

C'est ne plus jamais porter de fardeau tout seul.

C'est aimer tout le monde, sans exception, en puisant en lui cet amour.

C'est jouir de la vie!

C'est trouver ma joie à l'écouter et à lui parler, tout au long de la journée.

C'est vouloir avant tout que le monde entier vienne à connaître notre Père céleste.

C'est partir en mission avec lui, en puisant en lui tout ce qu'il me faut pour accomplir sa volonté.

C'est lui demander, en tout moment : 
« Jésus, que veux-tu que je fasse? »

À chaque jour


Ne vous inquiétez donc pas et ne dites pas:
 «Que mangerons-nous?» ou: «Que boirons-nous? Avec quoi nous habillerons-nous?»

Toutes ces choses, les païens s'en préoccupent sans cesse. 
Mais votre Père, qui est aux cieux, 
sait que vous en avez besoin.

Faites donc du règne de Dieu et de ce qui est juste à ses yeux 
votre préoccupation première, 
et toutes ces choses 
vous seront données en plus.

Ne vous inquiétez pas pour le lendemain;
 le lendemain se souciera de lui-même. 
À chaque jour suffit sa peine.
Matthieu 6.31-34

J'écris cette réflexion au beau milieu de la nuit... 

Une réaction allergique a déclenché une douleur assez intense, et je n'arrive pas à dormir. J'ai donc décidé de passer du temps avec Jésus, à lire et à méditer la dernière réflexion proposée par le parcours de LICC (vivre au présent, dans la présence de Dieu).

Paroles propices, consolatrices... 

Vis au présent, car à chaque jour suffit sa peine. 
Laisse Dieu régner en toi, car il sait ce dont tu as besoin et y pourvoit. 
Préoccupe-toi de ce qui préoccupe Dieu, et non de ce qui préoccupe le païen.

Dieu a toujours pourvu à ce qu'il me fallait... Je n'ai jamais manqué de nourriture, ou de vêtements, ou de boire. Certes, aujourd'hui, j'aurais voulu jouir d'une meilleure santé, mais j'ai tout de même passé une belle journée, en famille, le coeur rempli d'amour et de joie. Et même en ce moment, alors que mes nerfs me crient leur douleur, mon âme connaît une paix profonde.

Dieu a toujours pourvu à ce qu'il me fallait, mais pas toujours à ce que je voulais. 

Ce soir, je me demande s'il ne me protège pas d'allergènes à l'église parce qu'il me veut ailleurs le dimanche matin. Je me demande s'il veut que je visite les malades qui ne peuvent pas se rendre au culte ou s'il veut que je commence une rencontre de prière par t'chat pour toutes les autres personnes qui ne peuvent pas se rendre à l'église le dimanche pour une raison ou une autre.

Ce soir, je me demande comment chercher le royaume de Dieu et sa justice, compte tenu de mes limitations physiques présentes.

Jésus, que veux-tu que je fasse? 


En ce dernier jour de ce parcours, je me rappelle que je suis citoyenne d'un royaume éternel, dirigé par un Roi parfait, qui pourvoit toujours à tout ce qu'il me faut pour accomplir sa volonté sur la terre, et qu'il a un plan personnalisé pour ma vie qui peut parfois me surprendre.

Et l'un des moyens qu'il utilise pour me diriger, c'est ma faiblesse...
Ce soir, je me demande s'il veut utiliser cette faiblesse dont il ne me guérit pas pour le servir d'une nouvelle façon...
Avant aujourd'hui, la question n'avait pas effleuré mon esprit...
Mais voilà que je commence à rêver...
Éveillée, au plein milieu de la nuit...

dimanche 25 novembre 2012

Mon abri



Celui qui s'abrite tout près du Très-Haut
repose en lieu sûr, à l'ombre du Tout-Puissant.
Je dis : «Éternel, tu es mon refuge et ma forteresse,
oui, tu es mon Dieu en qui j'ai confiance.»
Psaume 91.1-2

Le Psaume 91 est le psaume du guerrier qui vit dans une tente et qui se trouve en pleine bataille.

C'est le psaume du protecteur et du défenseur du peuple, du roi qui dirige la charge contre l'ennemi.

Satan a cité ce psaume lorsqu'il a tenté Jésus dans le désert :


car il chargera ses anges
de veiller sur tes chemins,
de te porter sur leurs mains,
de peur que ton pied ne heurte une pierre. 
Psaume 91.11-12


Il voulait inciter Jésus à sauter du haut du temple...

Mais Jésus a répondu :

Tu ne forceras pas la main du Seigneur, ton Dieu (Matthieu 4.7).

Jésus savait qu'il ne s'agissait pas d'une promesse inconditionnelle. Il savait que ce psaume promet la protection de Dieu à ceux qui accomplissent sa volonté, et non la leur ou celle de Satan. 

Ce n'est que si nous demeurons tout près de l'Éternel que nous sommes en sécurité. 
Ce n'est que lorsque nous nous occupons de la mission qu'il nous confie que nous le voyons agir pour nous protéger et nous délivrer.

La vie chrétienne est une vie remplie de tentations, de dangers, et d'aventure. 

Dieu ne nous retire pas du combat : il est là avec nous au sein du combat.

Jésus nous a montré comment vivre ce psaume : il a vécu toute sa vie tout près du Très Haut, en se reposant en lui. Et son Père l'a délivré et l'a honoré en le ressuscitant des morts!

En ce jour 39 de ce parcours, je me rappelle que vivre dans la présence de Dieu, c'est partir en mission avec lui, en puisant en lui tout ce qu'il me faut pour accomplir sa volonté. 

La voie la plus sûre, c'est la voie de l'obéissance... 

samedi 24 novembre 2012

Notre Père


L'Éternel tient ses promesses,
il est plein d'amour dans tout ce qu'il fait.
L'Éternel est le soutien de tous ceux qui tombent,
il relève tous ceux qui fléchissent.
Psaume 145.13-14

Hier, dans notre groupe maison, nous avons passé une petite heure à prier selon les Écritures en nous fondant sur Matthieu 6.7-15, le « Notre Père ». Lorsque nous méditons et prions les Écritures ensemble comme groupe, nous rencontrons Dieu d'une façon intime et transformatrice. Nous apprenons les uns des autres en écoutant les prières de chacun et en partageant dans la prière ce que Dieu est en train de nous dire. Un texte, mais de multiples messages...

Hier, ce texte en Matthieu m'a parlé profondément du privilège inouï que j'ai comme chrétienne. Dieu, le Créateur de l'Univers, m'invite à l'appeler Père. Et quel Père merveilleux il est!

Il est un Père qui tient toujours ses promesses.
Un Père qui est plein d'amour dans tout ce qu'il fait.
Un Père qui nous soutient et nous relève chaque fois que nous tombons.

Un Père qui nous pardonne, nous protège et nous nourrit.

Hier soir, mon coeur souffrait de penser à toutes les personnes que je connais et que j'aime qui ne connaissent pas encore ce Père...

En ce jour 38 de ce parcours, je me rappelle que vivre dans la présence de Dieu, c'est vouloir avant tout que le monde entier vienne à connaître notre Père céleste...

« Notre Père, qui es aux cieux, fais connaître à tous qui tu es... » (Matthieu 6.9, TOB).